Sophie Reine travaille à la conception et la réalisation de ces meubles et luminaires.

Afin de privilégier la création de nouveaux modèles,
elle fabrique uniquement des pièces uniques ou des petites séries.

Son atelier est en Ariège, à une heure au Sud de Toulouse.


Fabrication

Les meubles


La coquille du meuble et les bandes de carton de la structure interne du meuble sont découpées au cutter. L’assemblage se fait à la colle vinylique blanche.

En général, les portes et tiroirs sont également réalisés en carton. Dans certains cas, on peut utiliser du bois.

A certains endroits, de petites plaques de bois sont incrustées dans le carton, afin de pouvoir ensuite visser des charnières, des aimants, des
boutons de tiroirs.

Une fois terminé, le meuble brut est entièrement poncé, puis les angles sont arrondis.

Ensuite, le meuble brut peut être recouvert de papier kraft.
Ce procédé est très minutieux et demande autant de temps que la fabrication du meuble en lui-même.
Grâce au kraft, le meuble est encore consolidé et toutes ses coutures disparaissent en lui donnant un aspect de bois clair.
Le kraft est ensuite vernis.

Le meuble brut peut aussi être peint.

En fonction de sa taille, de sa forme, de sa finition et du nombre de portes et de tiroirs, il faut compter deux à trois semaines de travail, de la conception du meuble (dessin, prise des mesures, esthétique) à sa réalisation finale.


Les luminaires


Sophie Reine étudie la forme de l’objet et la diffusion de la lumière en réalisant des prototypes à partir de ses propres dessins.

Une fois conçu, elle dessine sur un logiciel les pièces techniques de la structure interne du luminaire.
Elle envoie ensuite ces fichiers à une entreprise toulousaine chez qui elle stocke une partie du carton. Cette entreprise découpe les pièces techniques au laser.

Les luminaires intègrent également des baguettes de différentes tailles, elle les découpent au cutter.

Pour les modèles recouverts de papier japonais, elle réalise un patron afin que le papier s’ajuste parfaitement à la forme du luminaire.

Le papier Shoji est ensuite découpé aux ciseaux, encollé puis posé sur la structure en carton.

Le temps de séchage prend en général une journée.

Le luminaire cube est entièrement découpé au laser.
Les graphismes des modèles Les Fleurs, Le Sphinx et La Pieuvre ont été commandés à Yannick Gloaguen de La Vapeur Illustrée.
L’assemblage des matériaux internes du cube et le montage de la forme sont réalisés manuellement, par collage.



Projet Astro, restaurant, Pappas Design Studio, Montréal, février 2017.

Projet Grappe, hall d’entrée, association Kokopelli, le Mas d’Azil, septembre 2017.



Sophie Reine et Mhoz


Sophie Reine a suivi plusieurs stages sur le travail de l’acteur au théâtre.

A Paris, dans le cadre de ses études, elle rédige un mémoire sur l’œuvre d’Oskar Schlemmer
au Bauhaus.

En 2000, elle arrive à Toulouse et réalise diverses expériences au sein du collectif d’artistes
Mix’art Myrys.

C’est là que naît MHOZ, groupe d’acteurs et de techniciens.
Ensemble, ils mènent des recherches qui aboutissent à un spectacle de science-fiction.
Sur scène, les mouvements de six acteurs créent des sons électroniques au moyen de capteurs placés sur leurs corps.
Ce spectacle est aussi l’occasion de construire des structures et des volumes pour le décor.

C’est ainsi qu’elle découvre le carton comme matériau de construction et le travail de l’architecte Shigeru Ban.

Les nombreux avantages du carton: solide, léger, maniable, écologique l’incitent à suivre une formation en menuiserie carton.

Après quelques recherches autour de la lumière, elle imagine ses premiers luminaires en carton.

Elle s’intéresse alors au théâtre du quotidien : la maison et se lance dans l’artisanat en 2014.

Dans l’idée d’inscrire à nouveau un jour son travail dans des projets collectifs, elle garde MHOZ pour nommer son activité.


Les modèles de luminaires sont déposés à l’INPI de Toulouse.

Réalisation du site et contenus: Sophie Reine

Photos: Sophie Reine